Je suis jeune, j’ai vingt ans.
J’aime les plaisirs de Bacchus,
Je suis loin de penser au terrible infarctus.
Je suis jeune, j’ai vingt ans
Toutes les semaines, je sors en bus,
Espérant rencontrer une sensuelle Vénus.
Je suis jeune, j’ai vingt ans,
Peut-être la rencontrerai-je, un jour, sur le campus
Ou au hasard d’une fête sur les montagnes russes.
Je suis jeune, j’ai vingt ans.
Je l’ai rencontrée, elle jouait de son Stradivarius.
Je suis ébloui, je suis le roi de Prusse.
Je suis jeune, j’ai vingt ans.
Nous nous sommes allongés sous un beau cumulus
Pour nous unir, enfin, sans trop de laïus.
Nous sommes jeunes, nous avons vingt ans,
Sans protection aucune, nous avons lancé le processus.
L’amour, la passion au goût d’eucalyptus.
Nous sommes jeunes, nous avons vingt ans.
Nous avons perdu la tête, oublié le virus
Quand la fièvre est tombée ; changement de rictus.
Nous sommes jeunes, nous avons vingt ans.
Nous étions grands, nous sommes des minus,
Nous paraissons, maintenant, l’âge de Nostradamus.
Vous êtes jeunes, vous avez vingt ans.
Protégez-vous contre cet invisible virus,
Cette maladie sournoise qui fait toujours blocus.
Poème écrit par
Brigand Didier |