J'embrase mon passé, et je le transcende
Respirant le parfum du sel de la mer.
Je souffle sur un mot qui peut déranger
Protégeant mon idée des colères du vent.
Je regarde la berge, et je vois défiler mon silence,
Respirant l'odeur de la terre, et sentir l'ardeur du soleil.
Plongeant dans la rivière, au caprice de l'air,
Je discerne un mur d'eau, mon corps dérivant dans les sphères.
Les paupières alourdies aux vapeurs de la marée dansante,
J'écoute la légende des fonds marins
Le bruit sourd de ses incessants refrains,
La mer de soleil ménage sa félicité de reine, sans s'éteindre.
J'enfreins la prudence, et coule dans les fonds marins
Je vois la dérive de ma terre, dans cette chute sans fin.
La pénombre tombe, mélangeant les parfums,
Mesurant le temps, je ne pense plus à demain.
Poème écrit par
Ogier Lucie |