Je me promène ce matin, mon cahier et mon crayon en main...
Je sens le vent du nord souffler, la pluie couvre le parfum des champs.
Je me sens virtuelle, je ne sais pas où porter mon regard.
Un reflet d'or se pose sur mon cahier, mon stylo tombe sur l'herbe, et je la vois...
Ce petit poème est pour elle, une simple fleur des champs, seule, entourée de ronces...
Alors j'écris ce que je pense en la regardant...
Bleue comme la brume légère du matin,
Elle se protège du rouge de la lave au lointain.
Que fait-elle dans cet endroit éteint ?
Une eau silencieuse des plaines avoisinantes la protège,
Entourée de montagnes et de ravins...
Elle est sauvage et fière, s'entourant de dédain.
L'hystérie des insectes la rend passive, la pluie couvre son parfum...
Sexuée à la nature, elle pense en vain...
Poème écrit par
Ogier Lucie |