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Cécile (Lu : 414 fois)


La froideur a meurtri au seuil d’un printemps,
En laissant ça et là ton souvenir charmant,
Tes yeux se sont fermés comme un astre inutile,
Et dans l’instant cruel l’existence est futile.

Comme ce jour sans fin annonce le malheur,
Jusqu’à la déchirure ornement de douleur,
Car fille, femme, mère, aujourd’hui tu n’es plus,
Là raisonne un mystère, inviolable obtus.

Depuis nous chérissons ta course aventureuse,
Découvrant sans espoir la douceur ténébreuse,
Bien qu’on ait des regrets, nous regardons hier,
Près de toi le temps passe et nous en sommes fiers.

Guidé par ton courage aux couleurs du couchant,
Un silence chagrin meurt en nos cœurs aimants,
De l’humaine souffrance on apprend la sagesse,
Ainsi toujours vivante une absence est largesse.

Poème écrit par Huby Marie-Ange



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