J’veux plus
les fils électriques
j’veux plus
les panneaux criards
j’veux plus
les tours de fer,
les voitures d’aujourd’hui
qui crachent et toussent
leurs fumées délétères
j’veux plus
les produits synthétiques
mais j’veux les champs
où vont les gens
et les enfants
riants ensembles
j’veux
la biche des bois
qui touche le sourire d’un patriarche
j’veux
la petite fille
ouvrant les bras d’amour aux papillons
que serait le ciel ?
que serait la terre plus aimée ?
un écrin de jardin nourricier
je veux le dire
imaginer
je veux le regard des colombes
dans l’œil de celui qui protège
je veux nos airs de jardiniers
à la ceinture des arcs-en-ciel
je veux la paix pour tout couvrir
et de la joie fraiche et tranquille
et que s’il pleut,
que parte avec
le goût amer des villes
qui n’est plus mien...
Poème écrit par
Benavides Christophe |