Il suffirait de presque rien (Lu : 388 fois)
Il suffirait de presque rien De pas grand-chose D’une fenêtre à ouvrir D’une barrière qu’on enjambe En moins de temps Qu’il n’en faut pour le dire Il suffirait de voler Comme les pigeons Qui passent d’un toit A un autre Apparemment sans souffrir Il suffirait de désirer sentir De plus près l’odeur des rues Des caniveaux De l’asphalte mouillé Il suffirait de vouloir Se rapprocher le nez Des fragrances boueuses Le corps repu Mais l’âme argileuse Un inconnu Promène son chien Il suffirait de l’appeler D’attirer son attention De lui crier combien Le temps qui passe Durcit la vie Comme du béton Poème écrit par Herman Jacques