Yeux fermés, cœur ouvert, je rêve
Le secret, dans l’hiver, une drève
Bordée d’un univers qui m’enlève.
Saborder l’amer qui me crève.
Une parenthèse, la Gaume,
Sans malaise, unies nos paumes
Au terme, à l’aise, un psaume
Pour nos antithèses, un baume.
Là où j’agrandis le compas
Pour être sûre de suivre tes pas
Là où le papillon de nuit renaît
Entre passion fébrile et sérénité.
Ton absence, ton retour,
Mes chances, mes détours,
Ensemencent des songes sourds
Aux démences du réel lourd.
Enracinés, ces mirages si forts,
Embrumés quand je m’endors
Qu’au réveil, étrangère, j’erre
Et veille, perdue, sans repère.
Mais toujours croquer le marmot
De l’aventure reste le fin mot.
Car pas de gomme
Qui efface l’homme.
Poème écrit par
Arvert Capelas |