Au vingt-quatrième
J’ai commencé à compter ;
Fi de la promesse à moi-même
De ne pas m’impatienter.
Alors je t’ai rêvé.
Au vingt-huitième
J’ai commencé à piaffer,
Rompu le carême
Avec champagne et bon manger.
Alors dans le PC je t’ai cherché.
Au trentième
J’ai commencé à pédaler, marcher
De nouveau le requiem
De celle qui indemne veut rester.
Alors je t’ai contesté.
Au trente et unième
un poème a émergé
Pour conjurer la flemme,
seul stratagème trouvé.
Alors je t’ai réinventé.
Au quarantième
Et ceux d’après
je n’ose penser.
Jours trop éloignés.
Ta vie de bohème
m’emmène, même
Contre mon gré,
sur les routes oubliées
du passé.
Alors j’aspire à te toucher.
Poème écrit par
Arvert Capelas |