Au trépas du monde du noir
Il ne se passera un jour
Sans que ne meurt au chant du soir
Un éphémère de l’amour
Sans que ne s’efface la trace
Des sangles d’un moment si court
Au cou tenu de ma vie lasse
Il ne se passera un jour
Il ne se passera la nuit
Sans qu’une larme ne s’éteigne
Sur le sol blanchi de l’oubli
Et que ma poitrine ne saigne
Et même si la vie me nargue
Il ne me gagnera le vide
Sans qu’il n’arrive sur la rive
La mousse fraîche d’une vague
Poème écrit par
Benavides Christophe |