Le vent avait fini de discourir
nous réconciliant avec nos bribes de souffle
A la vitesse d'un cheval au galop
les vagues se retiraient
Nous parlions aux arbres
comme nous parlons à la vie
La vie
Regarde-la se poser sur la terre labourée
Avec son parfum charnu
Avec l'arrogance de ses grands gestes clairs
Avec la transparence vive de la rosée
Vive
L'eau ne cessera de couler
Dire
Oh dire ce qu'elle ne sache déjà
Dire
Oh dire ce qu'elle ne cultive déjà
Présente
Assoiffée de l'avenir
Carpe
Amène sept vies à la table de fête
N'oublie pas
Non n'oublie pas de renouer l'envie
De la convier épanouie aux longs cours d'étincelles
D'en ouvrir les papilles de mars
Nos vies brillent comme un son neuf
dans l'(h)eu(r)phorie de nos d'eux mains
Poème écrit par
Chêne Agnès |