Ta voix flotte encore
Je la touche
J'écris dans ton empreinte comme dans un carnet
A la fenêtre un cri
Un cri exubérant piqué au crépuscule
Puis rien
Une porte qui claque
Je reçois des odeurs mandarines
L'air est à l'amande douce
Sur une pierre tranchée où s'aiguise la nuit
Le blanc marie le noir à un morceau de ciel
Comme on se jette à l'eau
J'entends ta voix
Tes pensées à voix haute
Bleue
Bien après les paroles
Je suis du doigt la partition
Sa mémoire est humide
Elle nettoie l'absence
Poème écrit par
Chêne Agnès |