Sur le Lac argenté glissait un Cygne Noir
A peine troublait-il ce limpide miroir.
Passant près d'un vieux Saule à verte chevelure
Je crois bien qu'il perdit un brin de voilure.
Aussitôt de son bec il répara l'accroc
Regonfla son plumage en se mirant dans l'eau.
Là-bas sous un buisson à l'ombre d'une branche
L'attendait son amie en Belle Robe Blanche.
Pour le Bal du Printemps ils avaient rendez-vous !
Il se sont dit bonjour en emmêlant leurs cous.
Puis se sont becquetés tout en battant des ailes.
Et sur l'eau sont partis comme deux Caravelles.
Laissant dire et médire un raciste Canard
Qui tout seul cancanait sur un ton Nasillard,
Ils se sont éloignés doucement du rivage
Et petit à petit j'ai perdu leur image...
Poème écrit par
Matencio Joel |