Vis
après vie
L'arôme engourdi de tes épaules
brasille à mes lèvres
Au carrefour des brumes
l'étreinte raconte la voracité du silence
Les paroles des eaux
amplifient la musique
chahutent la cascade
exhalent les senteurs de muscade
Emue
garottée
la forêt se bigarre de vert
de mousse
de lichens bleus
les orchidées se balancent aux branches rousses
Devant
Le mystère de l'améthyste soir
Amour de chairs douces
d'âmes reconnues
entremêlées d'eux
de
Temps aboli
Sur le trajet
du printemps
Les silos trient les nuages
Le ciel défie les marées cages
Y aurait-il Tricherie
dans
le jus d'abricot
Abrite ton âme-corps
tout près du mot printemps
Laisse à ta bouche
baie
le goût qui ne disparaîtra jamais
puisqu'il s'agit de
Vie
Poème écrit par
Chêne Agnès |