Dans l'île d'Ouvéa pépie une perruche
De verts de reflets changeants et de rouge houppé.
Sur les azurs et turquoises vont chalouper
Ceux qui ramènent le miel de la mer en ruche.
Dans l'île d'Australie ravit la fière autruche
De prime air farouche et elle aussi coure outrée.
Massant de foulé les ocres et orangés d'outre
Mer ils ramènent le miel de la terre en ruche.
D'îles éthérées et d'oiseaux étranges la terre
Dans son sein en a nourri de son lit de mer.
Miséricorde ! Cela suffit à son heur !
De niaouli, de lavande ou d'acacia
Dans le miel tout est vie et beauté de Gaïa.
Si seulement l'Homme pouvait butiner ... Malheur
Poème écrit par
Meya Emerich |