Le peloton pédale au coeur d'un même effort
Tandis que les coureurs, tout en haut de la côte,
Suivent un train d'enfer que l'air pur asticote
Et craignent l'incident que donne l'inconfort.
Ils auront tout connu avant le réconfort,
Le midi tout brûlant ou le froid qui picote,
Les nappes de chaleur, le brouillard qui décôte,
Le grand soleil du sud, les vents qui soufflent fort.
Il faut toujours savoir se battre dans l'épreuve,
Partir le coeur gagnant, qu'il fasse beau, qu'il pleuve,
Sans baisser les deux bras face aux difficultés.
Dans quelques jours, Paris sera la récompense
Mais, même sans Paris, des fermes aux cités,
Il est le roi chez nous, notre grand Tour de France.
Poème écrit par
Miaille Michel |