Dans ce film étonnant, chacun se reconnaît
Par ces mille défauts, ces drôles de manières
Quand l'homme de tous temps au fil des mois renaît,
Des ans de son enfance à ses heures dernières.
Dissimulant ses jours dans d'étranges tanières,
Quelquefois sous les feux d'un puissant projecteur,
Elle déploie alors ses humeurs rancunières
Ou la vie sans éclat du simple serviteur.
À l'aise dans l'habit de l'ange protecteur,
La voici qui ressemble aux êtres raisonnables ;
Prisonnière soudain d'un démon prédateur,
La revoilà portant ses maux interminables.
Regardez-la pourtant avec gloire et revers,
La comédie humaine aux accents si divers.
Poème écrit par
Miaille Michel |