L'enfant brisé, le frêle enfant joueur de flûte,
Que son âme n'eut elle choisie de corps plus robuste ?
La flamme érodée, l'ancien temps et son arbuste
N'eurent engendré que cendres et ardentes volutes ?
D'autres vies l'ont vues fier joueur de cor, de luth,
Et quelle ère ne vit son cœur en la flibuste ?
La lave érodée, la goélette et son buste
Ne sont-ils pas médecin et malade illute ?
Les voyages m'ont soufflé que les libellules
En d'autres pays sont parentes des dragons,
Que pour rendre la flamme au fou on l'encelulle.
Le sage ne vénère pas plus l'anguillule
Que les œuvres mêmes inachevées d'Aragon.
Les collines arides abritent encore le fragon.
Poème écrit par
Meya Emerich |