Fils de petit chef mais, surtout fils spirituel
Du grand Eloa rebelle insoumis de l'Ile
Ton corps dans sa jeunesse était gras éternel
Disgrâce pour qui ne voit que le malhabile.
Car ton esprit était grand d'un sanglant héritage
Où combat et respect sont infinies sagesses.
Tu m'as appris à me battre à mes sept ans d'âge,
A écouter la mélopée des pierres qui blesse.
Je t'ai revu bel Eloa en rêve hier,
Tu étais un guerrier, tu respectais ton père,
Et selon ton aloi je serais homme fier
De clamer haut "Kanaky mon pays !... Ma terre."
Poème écrit par
Meya Emerich |