Un murmure d'automne effleure la Prison,
La rouille est apparue et l'été capitule,
L'ombre déjà s'étend sur un jour qui bascule,
Masquant du Soleil pâle un ultime Blason.
Insaisissable éclat d'une immense oraison,
Tout l'horizon se voile au chant du crépuscule.
Tourbillonne le vent qui, fou, tintinnabule,
ôtant à la forêt l'extrême frondaison.
Mais la clarté se fond dans la nuit qui s'avance.
Qui mène dans les airs la merveilleuse danse ?
Un goût d'éternité pénètre cet instant...
Une incessante bise épuisant sa caresse
Dans une Symphonie au rythme haletant
Me fait songer à vous ; verrez-vous ma détresse ?
Poème écrit par
Matencio Joel |