Elle courait pieds nus sur le sable mouillé,
Ivre de sa jeunesse et saoule de son rire,
Le vent souple moulait de ses mains en délire
Sa Robe de coton sur le corps dépouillé.
Au terme de la grève où l'horizon brouillé
Mêle le sable et l'eau sous le ciel qui s'y mire,
Un homme d'une allure impossible à décrire,
Le visage imprécis par les ombres souillé,
Avançait doucement tout contre le rivage.
Les Mouettes, très haut, donnaient un Bal sauvage
Au rythme des bassons de la Mer et du Vent.
Elle courait toujours, naguère si farouche,
Vers l'homme et de très loin, les deux mains en avant,
Lui criait son amour, les cheveux dans la bouche.
Poème écrit par
Matencio Joel |