Comme la grande porte devait
se fermer
j'ai construit mon nid
par ici
une dentelle de silence
prend mon temps
fou
j'y pense
j'y pense
et l'aiguille se faufile
en berçant les écorces
j'ai marché un peu trop
de ce côté
attiré par les pins
je leur ai dit
de ne pas s'en faire
les épines se taisent
parfois
laissant l'ouvrage
aux quatre vents
Faux
ils répondaient
Faux
je rétorquais
je suis là
en contre-bas
derrière la terre
à tricoter mon blanc
Poème écrit par
Chêne Agnès |