Alors je pleure
D’avoir raison.
Me réjouir de mon erreur
J’aurais aimé, sans façon.
Un mal être, une faiblesse
Et les limites de l’autre se dressent,
Défenses, et rappel d’être à disposition
Dans une certaine mesure : la délimitation.
J’avais oublié que rien ne dure
Au dessus de la ceinture,
Comme trop bien chanté.
Ne jamais avouer les malaises
Restera la devise à jamais tatouée
Dans mon cœur en braise.
Alors je pleure
D’exception.
Mon chagrin je le crierai
Il ne sera pas tu mais publié,
Pour que certains me rappellent
Si besoin, l’impossible communication,
L’incompréhension originelle.
Moi, je ne veux pas de sacrifice
Quand d’union il est question,
Pas de perte et bénéfice
Quand l’amour est en gestion.
Pas d’artifice.
Alors je pleure
De fascination
Devant une boîte à courriel
Silencieuse, vidée de son fiel.
Plus jamais n’être qu’une coincée
Entre deux rendez-vous, pincée.
Comme l’attachement à un seul
Eloigne les autres, un par un.
Comme la sincérité est linceul
Et lasse vite les importuns.
Alors je pleure
De déraison.
Je projette la désertion
De la commune demeure.
Je m’écroule, Sisyphe inconsolable
Qui plie devant de trop durs mots.
Rien qu’un château de sable
Emporté par les premiers flots.
Alors je pleure
D’émotion
Sur ce passé qui tombe.
Aux leurres
De l’évocation
Je succombe.
Alors je pleure
Dans ma maison
Sur les futures saisons,
Une gageure.
Poème écrit par
Arvert Capelas |