Ce vent qui vient d'on ne sait où
Unit son odeur à la mienne
Et court dans le bois qu'il rend fou,
Ce vent dont l'âme est bohémienne.
Voici que le Verger s'envole
Dans le souffle de Thermidor
Change un Papillon en corolle
Et les feuilles en tuiles d'or.
Ce vent dont j'aime les rafales
Et les espiègles aiguillons
Me gifle en usant des pétales
Dans le plus beau des tourbillons.
Mon coeur n'en peut plus d'être sage
Il veut, gouverner par l'émoi
S’enivrer d'un rêve sauvage
Puis gagner l'azur avec toi.
Poème écrit par
Matencio Joel |