Il pleut des cordes nouées
Prendre l'air sur les ailes
du ponant
Traverser le voile
Poser la griffe de l'oiseau
du regard sur la branche tordue
qui se mire
claire
dans ce dormoir où l'eau repose
et
voir
Voir
sur l'eau par le temps
décantée
un cerceau
Autour
la centaurelle
irréelle
Le jour est jaloux
L'enfant chantourne le vide
le sature de vapeurs d'azur
son jeu
remonter le courant
d'une corde
d'eau
Poème écrit par
Chêne Agnès |