D'abord le vent
n'est qu'esquisse d'une fuite
Il n'a pas besoin
de se mouiller les doigts
pour touner les pages des arbres
Puis vient l'éclair
comme une ouverture
Sueur de neige
la pluie crève le nuage
pour étirer le fil de l'eau
échelle d'un plongeoir
accolée au ciel
La pluie file un mauvais coton
Pour l'enchantement des tuiles
s'abat une averse de becquées
l'eau s'esclaffe
dans les rigoles
l'étang bassine
des rêves d'escapades
Les archers de la pluie
lèvent le séquestre des couleurs
pour le triomphe des iris
Des fenêtres sont en marche
dans les rivières
où l'on entend battre
le pouls des fossés
Dans le mot source
il y a le mot course
...
Poème écrit par
Chêne Agnès |