J'ai longuement cru à quel point on pouvait m'en vouloir à ce point,
puis longuement cru à quel point ce gâchis et cette injustice pouvait me coller, me peser
dans tout ce qui m'arrive, m'arrivait
Sans comprendre ce que j'avais fait
de si dur
pour mériter cela !
Mais Maintenant, je te vois, mon enfant.
je te vois
revêtir
depuis longtemps
ces habits
que je sais
ne pas être les tiens.
je te vois
parcourir ces champs d'ombres
ces monts sombres
jusqu'à venir
à bout de larmes
à bout de forces
me permettre
de sortir
de mon inconscience.
je te vois, Toi
et ton Immense Courage
sous un masque
et revêtu de cape en pied.
Je te vois
Colère
Violence
Frustration
Souffrance
Je te vois
et je vois que tu n'as porté que des masques
m'accompagnant
sans répit
jusqu'à ce que je m'indigne moi même
de ce que tu m'as amené à faire, et à être,
jusqu'où tu m'as mené.
Jusqu'à ce que je dise "STOP ! C'est terminé !
Tu m'as Libéré, tu m'as permis que je me libère
car je ne pouvais Pas l'être autrement.
je ne pouvais pas l'être sans Toi.
Il fallait que tu le fasses, pétri de Courage, d'abnégation et d'Amour, complètement déguisé,
pour que je ne me doute de Rien !
Il fallait que tu joues cette mascarade,
que tu me trompes ainsi,
te sachant Vérité.
Pour me libérer.
Que je me libère.
Je te vois et je te Remercie
du fond du cœur !
Je te Libère à mon tour.
Et je t'habille
comme une mère
avec infinie douceur,
de tes plus beaux habits de lumière.
Qui sont les Tiens, de droit
de parure, de nature, et de mérite
à nul autre pareil !
Viens avec moi, allons ensemble
jusqu'au banquet du Père
il sera Grandiose...
Aussi..
Je te Remercie
et je t'Aime !
dans mes bras
mon Enfant !
Poème écrit par
Benavides Christophe |