Puisque tu me l'as demandé,
Je vais faire une poésie,
Sur ton chat un peu trop guindé,
Par les lois de la Bourgeoisie !
Ce Chaton est très caressant,
Plein de fougue et de courtoisie,
A me recevoir il consent,
Mais refuse la fantaisie...
Il évince un baiser pressant,
Semblant craindre la frénésie !
Il n'est pourtant pas indécent,
Que ma bouche s'extasie !
Qu'elle goûte un peu ce Nectar,
Témoin d'un plaisir sans mélange ;
Se pourrait-il que le fêtard,
Aime seul ce parfum étrange.
Faudrait-il jouer les vantards,
Pour faire un chant à la louange,
De ce chat, et sans racontars,
Oublier le sexe des Anges,
Ce doux minet innocemment,
Somnolant au creux d'une BELLE,
Se réveille instantanément,
Quelquefois même il se rebelle.
Quand une main vient caresser,
Son dos rond au si doux pelage.
Quand le geste veut s'empresser,
Négligeant le batifolage.
Il palpite tout oppressé,
Comme si feu son pucelage,
était à nouveau menacé,
Et demande qu'on le soulage...
Poème écrit par
Matencio Joel |