Visitant un vieillard en sa triste demeure,
Je le trouvai perclus, assis dans son fauteuil
Dont le reps élimé faisait prévoir le deuil.
Seul témoin : le silence. En attente qu'il meurt.
La fenêtre au carreau terni semblait un leurre,
La brèche aidait le vent à pénéter le seuil.
Une table boiteuse ignorait tout recueil ;
Nulle main aujourd'hui qui travaille et l'effleure.
L'Horloge dans un coin, depuis plus de vingt ans
Muette et superflue, abandonnait le temps ;
Pour qui donc avertir qu'une aurore se lève ?
Néanmoins, reliée à la mince cloison,
D'une vie en suspens assurant la relève,
L'Araignée avec art construisait sa maison.
Poème écrit par
Matencio Joel |