Lorsque je serai mort dur et marmoréen
Sous un Linceul gisant d'un repos de païen
J'aurais pour toi mortel par souci d'élégance
Un Bouquet d'avenir embaumé de silence.
Et puis je volerais au ciel désincarné
En laissant sur le sol mon corps abandonné ;
Je quitterais en douce et seul par la fenêtre
Ce séjour sur la terre en fantôme peut-être...
Ou bien le bref séjour n'était-il que du vent...?
Et l'âme cioline expirant en fumée
Délaissera ma chair pour le cycle suivant,
Le naturel festin d'une lavre affamée.
Poème écrit par
Matencio Joel |