Et nous avons marché sur le sable tendre,
Tous deux graves comme dans un monastère.
Nous nous sommes arrêtés, humbles, pour entendre
L’histoire calme et tendre d’une acanthaster.
Puis au sable suivit un tapis de mousse
Tendre où se perdaient tes traces. Sous le couvert
Vert miroitant nous avons goûté quelques gousses
D’un fruit tendre, acide quand on le coupe vert.
Ouvrant le chemin, à la main une palme
Battant légère quelques nuées d’aedes,
Nous étions guidés par quelques périophtalmes
Vers le bleu immense et tendre de la déesse.
Et nous avons retrouvé le sable tendre.
Bien sûr tu n’étais pas là – ô toi mon Frérot.
J’ai longtemps marché dans tes traces pour apprendre
Que l’immense et tendre vit dans la baie d’Oro.
Poème écrit par
Meya Emerich |