De tous les mondes ou j'aurai voulu naître
il n'en est pas d'aussi beaux
que celui-ci !
De cette beauté qui prévaut en chaque âme,
qui instille, et perle, et transpire
sur la peau de ta réalité.
De cette force qui couve en chaque atome,
pour un royaume
qui ne révèle sa grandeur
qu'une fois sa misère dévoilée jusqu'à l'extase agonie !
Que la faim qui écartèle les enfants de ce monde
se Déchire en elle-même,
par notre Bonté
renouvelée
jusqu'à plus soif
dans ton soutien
même en la nuit !
Que la volonté de naître
soulève le rocher dessus la graine
et par la force d'A(t)llah(s)
l'écarte du tombeau.
Ce frisson est celui
du brin d'herbe famélique,
du grand chêne dévique,
de cet ange tombé
qui se relève
de l'hébétude,
de l'Hitler fourvoyé
en Christ ressuscitant.
Celle
qui aime être
est Maître.
Celle de Vie
qui en Vie
est Vie,
Aime être !
Je me nourris
de la gloire
de naître Rien
et Tout vient au Rien
comme Rien s'offre au Tout.
L'étreinte de la nuit semble plus tenace
que le ravissement du jour qui vient.
et pourtant,
ce qui brûle les doigts
transmute le plomb en or
et le charbon en diamant.
Ce qui perle des yeux en joie
fleurit le cœur des Dieux !
Tout nourrit le processus
d'une aurore clémente
dissipant les tourments des nuages
d'une nuit
qui ne nuit qu'à elle-même.
Dans le sacrifice de la nuit
s'émerveille un cœur qui pleure !
Merci !
Poème écrit par
Benavides Christophe |